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Amami Oshima, Japon

Amami n’est pas plate, loin de là. L’île nous réserve de belles montées et nous devons pousser nos vélos chargés de provisions sur plusieurs kilomètres. Le vent se lève et évidemment nous fait face. 

Mais qu’as-tu donc contre nous cher vent, à nous rendre la tâche encore plus ardue? 

On bivouac sur l’île aux abords d’une place de sport qui appartient à l’école. Le temps se gâte, on nous donne l’autorisation de rester.  Heureusement, car dans la nuit une grosse tempête fait rage et au petit matin, les personnes rencontrées la veille viennent s’assurer que nous allons bien. 

Sur le chemin, on nous offre du pain, des pommes, des jus de fruits-légumes et du café. Toujours tant de générosité de la part des personnes que nous croisons. 

Nos genoux souffrent dans les montées où tordus à côté de nos vélos nous devons souvent les pousser. 

Elissa et Patrice ont tous les deux une grosse boule dernière un genou. Il nous faut un temps de repos et nous rêvons d’une douche chaude. 

Nous trouvons l’endroit idéal pour reposer nos genoux enflammés. Au bord de la mer, un campsite au calme, juste le bruit du ressac et du vent dans les arbres. On va y rester quelques jours, le temps que les corps se réparent. Nous y rencontrons des campeurs forts sympathiques qui nous font goûter leur soupe miso agrémentée de crustacées fraîchement pêchés. Un délice.

Pour la douche chaude c’est râpé, que de l’eau froide ici. On sort donc notre poche de douche, quelques heures au soleil est c’est une douche tiède qui attend les plus patients. 

Nos journées sont partagées entre école et exploration de la plage. On y découvre des coquillages magnifiques amenés par l’océan. Les enfants y construisent des maisons de corail pour les petits bernard l’ermite trouvés sur place. Et ils ont la chance de voir un de ces pagures changer de coquille. 

Une grosse corde arrivée par la mer devient un jouet pour les enfants. Corde à sauter, tire à la corde, jeu d’adresse, … malgré sa taille et son poids elle trouve sa place dans notre attirail. Un bout de bois flotté et un reste de botte trouvés sur la plage deviennent un lance pierre. Découvertes et créativité à l’honneur.

Le soir nous sommes bercés par le chant des grenouilles. Alors on fait une sortie nocturne au camping, pour aller découvrir ce qui s’y passe lorsqu’en général tout le monde est couché. 

On aperçoit ces jolies grenouilles qui nous interprètent Brahms tous les soirs, bon d’accord, ce n’est peut-être pas toujours aussi mélodieux que ça. Mais l’endroit grouille aussi de bernards l’ermites qui sortent de dessous les bosquets. Et dans nos recherches, Lohan fait une étrange trouvaille. Depuis que nous voyageons, nous avons une vue directe sur la pollution plastique des mers et océans. Plus une seule plage n’est vierge de plastique et détritus en tous genres pollueurs et tueurs. A chaque fois que nous prenons le ferry nous les voyons flotter sur l’eau, à la dérive. Morceaux de sagex, sachets, pailles,… De si petites choses qui font d’immenses dégâts sur l’écosystème. Mais ce soir-là, il faut dire que nous avons bien rigolé. S’il y en a un qui a su tirer profit de la pollution plastique c’est lui: Monsieur Bernard l’Ermite Du Bouchon. Bravo Lohan pour cette découverte insolite qui a mis un peu d’humour dans ce sujet si triste et difficile qu’est la pollution sur notre belle planète.

 

Et pour finir dans la joie et la bonne humeur, un petit coup de main inattendu dans une montée bien raide. Merci la police! 

En route pour Kyushu.

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Commentaires: 1
  • #1

    Lili (dimanche, 08 septembre 2019 09:24)

    Toujours autant de plaisir à lire vos aventures ! Géraldine, je suis fan de la touche d'humour que tu arrives toujours à y insérer �. Je dois dire que sur cet article, je suis également fan de la police japonaise ! Good guy !!!!
    Des bisous par centaine pour rattraper le retard de tous ceux qu'on n'a pas pu vous envoyer.... Et bonne route pour la suite de vos aventures !