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Japon, l'île d'Okinawa

Okinawa 

 

Ame, kaze, chotto matte

 

C’est sur le tarmac de l’aéroport de Naha que nous sommes débarqués. Nous n’arrivons pas directement à l’aéroport principal mais dans un bâtiment annexe qui est l’endroit où nous devons récupérer nos vélos et nos valises. 4 grosses valises en plus de nos 4 bagages à mains et bien sûr nos 2 cartons de vélos. Ils sont là, bien en évidence, avec deux membres du personnel au sol de l’aéroport qui ne manquent pas de nous faire une petite remarque : « Ce carton-là était beaucoup trop gros, la prochaine fois nous ne pourrons pas l’accepter! » Tiens-donc ça nous rappelle une petite remarque au check-in à Bangkok!

«  Oui, oui, merci beaucoup » avec un grand sourire forcé et fatigué.

Mais la mauvaise surprise reste à venir... il n’y a pas de chariot dans cet endroit! Misère. On doit tout porter jusqu’à la douane, le problème, c’est qu’on ne peut pas la passer et revenir en arrière pour chercher le reste. Comme on est obligé de se mettre à deux pour porter les cartons de vélos il faut tout déposer juste à la limite et ensuite les glisser de l’autre côté. Puis, on pousse, porte, traîne tout ce qu’on a jusqu’à une porte qui nous semble être la sortie. C’est bel et bien une sortie, mais pas celle de l’aéroport. Ici, nous devons prendre une navette pour aller jusqu’au bâtiment principal! Impossible de remonter nos vélo et quitter le lieu en pédalant, nous sommes obligés de la prendre. Alors on charge le tout dans ce véhicule, nos affaires encombrent une grande partie de l’espace et nous sommes déposés devant l’aéroport principal cette fois-ci.

De là, nous avons enfin l’autorisation de nous mettre en selle pour quitter l’endroit.

Ce qui nous frappe directement c’est le calme. Le changement est radical par rapport à l’Asie du Sud-est. On a beau sortir de l’aéroport d’une grande ville, c’est tranquille, les automobilistes conduisent prudemment et lentement. Les voitures hybrides sont silencieuses. On apprécie. 

 

Après avoir récupéré de la fatigue accumulée dans cette transition de pays, on se remet en selle pour faire le tour de l’île d’Okinawa. On prend la direction du sud, c’est très peuplé et bien plus bétonné que nous l’imaginions avec de larges digues qui renforcent les côtes proches des villes.  

 

On trouve des parcs partout, magnifiquement entretenus avec des places de jeux géniales pour les enfants. Quel changement! Ils peuvent enfin s’amuser et se défouler comme ils aiment. Ça leur manquait beaucoup.

Notre chemin nous emmène le long de l’océan, les hibiscus sont en fleurs et les surfeurs de sortie. La mer aux eaux turquoises est sublime. L’air sent bon le sel et notre peau se couvre elle aussi des embruns salés. 

 

On va faire une sortie en mer pour observer les baleines à bosses, on a la chance de voir 2 couples avec leur petit. Quel bonheur de pouvoir les observer si majestueuses et élégantes. On ressent cette puissance et cette sagesse quelles inspirent avec beaucoup d’émotions.

Ici, la fin de l’hiver rime avec grosses précipitations mais aussi températures agréables. On est entre-deux, les dix premiers jours sont autant douceur que pluie. On remonte par la côte est de l’île, mais la météo annoncée pour les 10 jours suivants va se gâter. De grands vents et beaucoup de pluie sont au programme. On va alors écourter notre boucle sur l’île et se réfugier dans un petit appartement japonais. Une pause finalement bienvenue pour nous tous. On y rencontre Togushi qui gère l’endroit. Personnage très sympathique et généreux, il a toujours une attention pour les enfants et lorsque qu’il m’emmène en voiture les jours de pluie dans son supermarché  habituel pour y faire des courses, j’ai l’impression d’être une star. Il me présente à ses amis, tous viennent me saluer et on se lance dans un langage des signes et déchiffrage de mots plutôt rigolo. Il va nous apprendre nos premiers mots de japonais: ame qui signifie pluie, et kaze qui veut dire vent.  Très tendance ces jours-ci! 

Et aussi chotto matte, ça ça veut dire attend! Ah oui, parce que j’ai souvent dû attendre pour faire mon entrée de star au « Supa » (supermarché) :))

Togushi nous emmène voir les dauphins d’un centre situé en bord de mer. Les enfants sont émerveillés de les voir de si près. Si beaux, si majestueux, impressionnés par leur agilité et leur puissance.

 

On profite des moments de pluie pour visiter des musées, et d’éclaircies pour faire quelques promenades à vélo. Une pause pique-nique dans un parc et nous voilà initiés au ground golf par toute une équipe de retraités qui partagent avec nous des douceurs locales, biscuits au sucre de canne et pâtes de fruits.

On quitte Okinawa sans en avoir fait le tour finalement, partagés entre l’envie de rester un peu plus et celle d’aller voir plus loin pour mieux découvrir cette archipel des îles Ryukyu. Les jours passent vite, nous reprenons donc notre chemin.

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Commentaires: 2
  • #1

    Lili (vendredi, 14 juin 2019 14:27)

    Merci pour ce voyage virtuel parmi vous ! Une envie de vous rejoindre �

  • #2

    TESS (dimanche, 16 juin 2019 09:19)

    coucou marraine .