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Thaïlande, suite et fin de l’Asie du Sud-Est

Thaïlande, suite et fin de l’Asie du Sud-Est

 

Les transports et nous ça fait 2.

 

Nous voici de retour en Thaïlande finalement. Ce n’était pas prévu ainsi mais les soucis de santé des enfants et la chaleur humide qui nous épuise nous a fait revoir notre trajet. Nous n’irons donc pas au Vietnam, un peu déçu de passer si près sans y aller. Mais on sait que la circulation y est difficile, tout aussi problématique et dangereuse qu’au Cambodge. Ce qu’on ressent au fond de nous-mêmes nous emmène ailleurs, sur un autre chemin. Tout nous dit qu’il est temps de clore le chapitre Asie du Sud-Est. On a besoin de plus de tranquillité et de fraîcheur. 

 

Ce petit retour en Thaïlande nous fait du bien, on a adoré notre premier passage dans ce pays, et on se réjouit d’y revenir! Les mots appris reviennent vite et on retrouve nos petites habitudes, surtout les arrêts beignets de bananes vendus en bord de routes.

Nous voilà arrivés à Ubon Ratchathani.

 

Forts de nos dernières expériences ferroviaires thailandaises nous choisissons de faire un trajet d’une gare terminus à une autre. De cette façon, on est au moins certain d’avoir de la place pour nos vélos. 

Le jour précédent notre départ, nous nous rendons à la gare pour prendre les informations nécessaires et réserver les billets. 

Ça commence super bien puisque qu’il y a du personnel du TAC (Tourist Assistance Center) qui aide les touristes à faire les démarches. Le monsieur que nous rencontrons parle très bien anglais et nous est d’une grande aide. Tout est très vite réglé, nous prendrons donc un train de nuit. Ce train est pourvu d’un wagon spécial pour les marchandises où nos vélos sont assurés d’avoir une place puisque nous sommes en début de course.

Le lendemain soir, alors que nous attendons le train sur le quai, un autre agent du TAC vient nous voir l’air inquiet et nous informe qu’il y a un problème avec notre train!!! Rah la poisse. Je me fâche un peu, je lui dis qu’on a tout réservé qu’on a montré nos vélos hier et qu’on a discuté avec le responsable des marchandises pour le chargement des vélos. Et là, il me répond que les vélos ne sont pas le problème, il y a de la place pour EUX... mais pas pour NOUS!!! Mais c’est quoi ce gag? 

Et bien oui, le wagon où nous étions censés passer la nuit a un problème de climatisation. Il est donc fermé. Le souci est que le train est archi plein. Un agent des chemins de fer nous propose de nous surclassé mais on doit payer la différence. Ah ça non, ce n’est pas notre problème mais le vôtre, être surclassé nous on veut bien, mais pas à nos frais. On nous propose alors de mettre nos vélos dans ce train et nous dans le train suivant: hors de question, nous et nos vélos dans le même train sinon rien. En plus, les billets du train suivant sont plus chers et nous devrions aussi payer la différence. On continue les négociations. Je ne lâche pas l’affaire, et comme par miracle, ils vont trouver des places dans ce même train, sauf qu’une de ces places est moins chère c’est donc à eux de nous rendre de l’argent! Ah! Le problème était donc là !!! 

On va alors partager 2 couchettes à 4 avec tous nos bagages qui s’entassent dans le couloir. Et comme bien souvent, nous avons des voisins très sympas qui nous font un peu de place pour notre attirail. 

Au petit matin, après une nuit agitée par le mouvement du train et le bruit des rails, c’est à Bangkok que nous débarquons. Tous en même temps et au même endroit. Pas de soucis avec les vélos, ils ont bien vécus le voyage, certainement mieux que nous.

 

Un beignet plus tard, on quitte la gare pour affronter la ville. De petites rues et grandes artères, en passant par une courte piste cyclable nous arrivons à l’hôtel. On l’a fait, Bangkok à vélo! Ce qui nous paraissait être impossible il y a 4 mois devient faisable aujourd’hui. Notre confiance s’est renforcée au fil des kilomètres parcourus dans toutes ces variations de conditions. Très fiers de nous!

 

On se dit qu’on va profiter de la capitale pour régler notre problème d’ordinateur. Nous allons donc dans le centre commercial où les Malls se succèdent en tours plus grandes les unes que les autres. On se fait balader de « computer shop » en « Apple shop » puis en « I Serve» pour rentrer bredouille et irrité d’entendre des « no have » à tour de bras après 2 jours à arpenter la ville utilisant taxis et train aérien. Il nous faudrait patienter plus d’une semaine pour les réparations. Sauf que notre avion décolle dans 4 jours!

 

 

On va donc changer d’hôtel et se rapprocher de l’aéroport de Suvarnabhumi. Bangkok à vélo encore une fois, trop fort!

Et cette fois nous allons prospecter pour des cartons d’emballage.

C’est dans un Décathlon que nous dégotons nos précieux sésames. Le trajet retour avec nos 3 énormes cartons dans un petit taxi est épique. Les cartons pliés à leur maximum sur les sièges arrières, Patrice et Elissa à croupi dessus, Lohan et moi sur le siège avant et c’est parti pour les 10 km qui nous séparent de la guesthouse. Thaï style!

 

On emballe le tout et on teste la version: un vélo démonté dans un carton et un autre vélo qu’on laisse entier et qu’on emballe grâce à 2 cartons. 

 

Nous voilà donc à l’aéroport pour un vol de nuit, partant à 1h45. Dur dur d’occuper les enfants. On est tous les 4 épuisés. 

Le check-in ouvre enfin, on pèse nos bagages, tout est ok. On pèse nos vélos, et là, catastrophe! un des cartons est trop lourd. Ils nous font déballer les deux cartons vélos et on doit transvaser des pièces d’un carton à l’autre et en rajouter dans nos bagages. Oui, parce que l’autre carton avait un peu de marge et nos valises aussi! Après un gros coup de stress, des enfants en pleurs, nos deux cartons pèsent enfin le poids autorisé pour des vélos. Ouf. Mais l’agente au check-in nous fait remarquer qu’un des cartons est beaucoup trop long. « Oui, mais c’est un tandem! Et il n’est pas si long que ça, non? » Finalement, elle accepte, non sens une petite remarque que la prochaine fois il sera refusé. Oui oui...

 

 

Enfin dans l’avion! C’était pas gagné! Jusqu’au dernier moment on s’est demandé ce qui allait encore nous tomber sur la tête. 

 

Nous voilà dans le ciel pour un aller simple et sans escale en direction du Japon, aéroport de Naha, Okinawa.

Le marché de Chatuchak


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