· 

Des vacances pour nos jambes et des soucis techniques

Des vacances pour nos jambes et des soucis techniques

 

… Rien de bien grave, mais on enchaîne les soucis techniques. 

Ça commence avec notre ordinateur portable qui très vite montre des faiblesses côté batterie et qui finit même par ne plus se recharger du tout. Mais voilà, comme il doit être branché sur le réseau électrique en permanence, nous ne pouvons plus connecter notre appareil photo. On a bien un multi-port avec nous mais avec port USB uniquement. Et évidemment que c’est du USB-C qu’il nous faudrait!!! Oui oui, je deviendrais presque calée en informatique après avoir arpenté tous les commerces de numérique de Thaïlande à la recherche du fameux multi-port USB-C… mais malheureusement entendu à chaque fois la même réponse: « No have ». Non, pas possible vous êtes ultra-connectés en Thaïlande vous devriez avoir un truc comme ça non?!! 

Tant pi, on fera sans. Et de temps en temps, par un tour de passe-passe que seul notre ordi peut comprendre, il se recharge. On profite alors de vite brancher l’appareil photo et hop Patrice transfert les images. Mais faut pas traîner, car Monsieur Laptop est impatient et fatigue très trèèèès vite. 

Alors déjà qu’on a de la peine à trouver le temps de faire le blog, si en plus on a des soucis technique ça n’arrange rien. ;) 

 

Et notre tournée des shop numériques est loin d’être finie puisqu’un malencontreux accident - où quand Elissa fait des arabesques dans une chambre de 15 m2 - a eu raison de notre appareil photo: Arabesque - pied qui heurte la table - table qui vacille - appareil qui glisse - reflex tardif de maman qui tente une réception à la volée - échec - appareil qui s’écrase au sol - Black out… de l’appareil… mais le pied d’Elissa va très bien lui. On positive n’est-ce pas?! Rester ZEN.

 

Et jamais deux sans trois, nos matelas de camping sont défectueux. Ils se dégonflent et on doit les regonfler au moins 2 fois pendant la nuit, pfff. Alors les nuits de bivouacs sont peu reposantes. Entre les chiens qui hurlent, les coqs qui chantent à 3h du mat et les matelas à regonfler, c’est le pompon.

Par contre, la marque reconnait le défaut et nous propose de nous les changer sans problème… juste que, évidemment, ce n’est pas si simple car pas de distributeurs là où nous irons ces prochaines semaines, c’est-à-dire au Cambodge et au Laos. Ils seront donc envoyés en Suisse chez mes parents qui nous les amèneront lorsqu’ils viendront nous trouver en janvier. On se réjouit! 

 

Des vacances pour nos gambettes …

… nous voilà enfin arrivés sur la tant attendue île de Koh Chang. 

 

On est tout de suite mis dans le vif du sujet quand on voit la montée qu’il y a à la sortie du ferry. Misère ça grimpe. « Heu, et si on prenait un taxi?! »

Ce n’est pas les taxis qui manquent à la sortie du ferry et c’est trop tentant. Voilà qui est fait, les sacoches sont chargées sur le toit du véhicule, les vélos à l’arrière avec nous pour les tenir et nous agripper comme on peut. Après quelques aaahhh, ooohhhh, iiiihhh, grrr, c’est les mâchoires crispées que nous arrivons à destination, entiers et au complet avec tout notre matériel… ou presque. Une bouteille d’eau aura quand même subi la loi de la gravité. Tombée d’une sacoche sur le toit du taxi, roulé en-bas cette pente où il aurait presque fallu s’encorder pour assurer notre sécurité, puis splash, lâchement écrabouillée par le taxi de derrière crachant une épaisse fumée noire. Et des singes sur le bord de la route qui doivent bien se marrer de voir des touristes agrippés à leur taxi. Ça c’est fait!

Bon ben, y a plus qu’à trouver un endroit où dormir. Et ce n’est pas la place qui manque dans les hôtels par ici. On trouve un hôtel avec vue sur mer, dans un environnement calme et last but not least, y a une piscine! Pour le plus grand bonheur des enfants. On sera même accueilli par un aigle de toute beauté qu’on reverra le lendemain matin passer juste au-dessus de notre balcon alors qu’on déjeune.

 

C’est tranquille ici. Peu de touristes, on est début décembre et le monde peine à arriver. Nous, on profite de la plage quasi vide, ce qui n’est pas pour nous déplaire. 

 

Cette semaine que nous passons ici est surtout l’occasion de reprendre un rythme scolaire (les vacances ne sont que pour nos jambes) pfff la tentation de jeter l’éponge est grande, mais on s’accroche, pas simple cette double casquette parents-enseignants. Les enfants râlent et n’ont pas envie de s’y mettre (nous non plus d’ailleurs), on doit souvent remettre les points sur les i. On s’encourage et on y croit, on va y arriver.

 

Nous profitons de faire du snorkeling. Une journée organisée sur un bateau avec différents arrêts pour partir explorer la mer, repas de midi et petit goûter organisé. Elissa et Lohan sont comme des poissons dans l’eau, tuba et masque sur le nez, ils flottent avec leur gilet pour admirer poissons, oursins, coraux, anémones. Ils sont émerveillés par cette première expérience de snorkeling. Toujours les premiers à descendre du bateau et les derniers à remonter, avant de repartir pour le site de plongée suivant. 

De merveilleux moments qui nous mettent des étoiles pleins les yeux.

 

De retour sur le continent nous retournons chez nos amis Noon et Pong qui nous ont proposé de nous accueillir à nouveau sur notre route pour Chanthaburi.

Pong fait la course de vélo « Bike for Dad » qui a lieu le lendemain, genre slow-up. C’est donc avec lui que nous allons à Chanthaburi. On arrive sur place, il y a une foule incroyable, tous avec le maillot officiel de la course, que nous n’avons pas mais pas grave nous sommes accueillis au rythme des photos prises par dizaines, et une intense séance de fitness pour nos zygomatiques.

À Chanthaburi nous rencontrons Hook, un type vraiment sympa qui va nous conduire à un hôtel pas cher et nous aider à trouver des personnes susceptibles de réparer notre appareil photo. Mais sans succès malheureusement, pas grave, on a rencontré un gars en or! 

On visite cette ville charmante, sa cathédrale et son quartier historique. On restera jusqu’au marché aux pierres précieuses. On s’attendait à plus de profusion, d’éclats, de couleurs sur les étales des marchands. Ici, les cultures et les origines se mélangent, Afrique, Moyen-Orient, Asie. On se rend compte que toutes les plus belles pierres se trouvent dans les poches et les sacs des gens qui se promènent dans la rue. Des tables à dispositions des acheteurs et vendeurs, des places acquises depuis des décennies, des affaires qui se concluent en un simple échange de billets contre un sachet remplis de petites pierres ou parfois d’une seule pierre, simplement emballée dans du papier toilette et du scotch. Quand on pense que cette pierre créée il y a des dizaines de milliers d’années, extraite de la Terre, sortie de son cocon de roche, se retrouve vulgairement emballée dans du PQ avant d’être revendue des milliers de dollars et finir autour du cou d’une riche héritière! C’est plutôt déconcertant!

 

Nous terminons notre route en Thaïlande en faisant plusieurs arrêts dans des temples et dormons dans les pagodes. A chaque fois de beaux moments partagés avec les moines et les locaux, autour d’un repas ou d’une infiltration sans discrétion dans un marché local où tout le monde nous regarde et nous sourit. Et une une marchande sympa, seule personne qui parle quelques mots d’anglais, pour nous accompagner dans nos achats. 

On a surtout un coup de coeur pour le temple Khoa Chawang, proche de la frontière. Un temple en bois au milieu de la forêt. Des orchidées recouvrent les troncs d’arbres. Juste magnifique. On se sent bien ici. C’est reposant. On admire le travail exceptionnel de gravure des piliers. Le temple est en construction depuis 10 ans et n’est pas encore terminé tant ces gravures sont minutieuses. Le soir, nous aurons l’occasion d’écouter la prière. Une cérémonie chantée, psalmodiée qui donne une vibration particulière à l’environnement dans lequel on se trouve. Ça nous transporte vers une autre dimension. 

Et une surprise nocturne, la visite d’une scolopendre qui vient tourner autour de notre tente pendant la soirée. Qui s'y frotte s'y pique! Alors on garde nous distances.

 

Au petit matin, nous partons en direction de la frontière pour un nouveau pays à visiter. 

 

 

A bientôt pour le Cambodge.

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    Lili (vendredi, 11 janvier 2019 06:43)

    C'est magique ! L'impression de voyager un petit bout avec vous � Toujours un plaisir de lire ta prose tant bien tournée ! On vous fait plein de gros becs �

  • #2

    Thierrin Anne (vendredi, 11 janvier 2019 20:38)

    Profitez bien de toutes ces merveilleuses expériences Elissa et Lohan: c'est riche de rencontrer des cultures différentes !!!
    Magnifiques photos Géraldine et Patrice et toujours très agréable de vous suivre!!!!

  • #3

    Céline, Frédo, Lino et Jules (mercredi, 16 janvier 2019 21:30)

    Bravo, vous vivez une expérience riche et belle, ça fait plaisir de vous voir si heureux et...envie d’être à vos côtés! On pense bien à vous et on vous embrasse!