· 

C'est parti!

Thaïlande du 30 octobre au 15 novembre 2018

 

Nous y voilà, c’est parti! Depuis le temps qu’on en parle et qu’on rêve ce voyage au long cours, on y est. Aéroport de Zurich destination Chiang Mai, Thaïlande. 

Alors le moment du paquetage est déjà toute une aventure en soi. Etre le plus léger possible… pas simple quand on voyage avec des petits loups qui doivent embarquer leurs affaires d’école… et maman qui a rempli la sacoche « soins-hygiène » qui devait être une sacoche moyenne et qui sera finalement une grande sacoche! 

Bon, on passera les détails du Tetris géant, remplir - vider - remplir encore - Game over - on recommence - vider - remplir- niveau 18 atteint! Youhou!!!

 

On arrive à Chiang Mai fatigué du voyage, une valise manquante et des cartons vélos bien abîmés… on espère qu’il n’y pas trop de dégâts. La valise nous est déjà rapportée en fin d’après-midi. Patrice va remonter les vélos et constatera qu’il n’y a finalement pas trop de casse. Une belle rayure sur un des cadres et une patte de dérailleur pliée. Plus de peur que de mal. 

 

On reste 5 jours à Chiang Mai, le temps de nous remettre de nos émotions du départ, du décalage horaire et surtout de nous faire à cette nouvelle culture que nous allons découvrir ces prochaines semaines. 

 

 

On quitte la ville un peu stressé. On ne comprend pas bien les règles de circulation, mais est-ce qu’il y en a au fait? Bah, pas tant que ça. Fais comme tu peux, comme tu veux, avec pour règle d’or - le plus gros a la priorité! ;) Et surtout: KEEP LEFT!

 

Finalement, ça se passe plutôt bien sur la route. Les conducteurs nous dépassent en prenant de la marge et ralentissent…  très souvent pour mieux nous filmer et nous photographier! On ne compte plus les fois où les gens nous arrêteront pour une photo les pouces levés!

 

Notre route nous emmène en direction de Lamphun. On y sera invité par Imran. On avait repéré une guest house sur internet mais en arrivant devant, personne. On fait le tour du quartier et là, on rencontre Imran devant son école. Il va nous proposer de loger dans la maison réservée au enseignants. Nous resterons 2 nuits, tellement bien accueillis par notre hôte et ses amis. Merci mille fois! L’occasion de visiter la ville en plein festival des lanternes. On nous expliquera que les gens mettent leur mauvaise fortune dans ces lanternes pour que la malchance soit emmenée et que la chance revienne.

 

 

Nous suivrons ensuite un tracé maps me qui nous fera traverser le parc national de Doi Khun Tan. Ou plutôt les montagnes russes de Doi Khun Tan… Des montées annoncées 8%. Ok pas de souci, c’est comme pour monter à Surpierre. Difficile mais faisable. 

Sauf que… quand tu essaies de pédaler mais que rien ne tourne et que le vélo s’arrête, ce n’est pas bon signe! Encore moins quand tu patines en essayant de pousser ton vélo et que ce dernier se met à reculer! Aïe, ça va être dur… Surtout qu’arrivé à la gare de Khun tan, le chef de gare nous annonce que ce n’est pas possible de prendre le train avec nos vélos car pas de place pour eux! Tant pi, on continuera donc à pédaler pousser… Une journée pour faire 14 km. On se met à 2 (Patrice et moi, trop dur pour les enfants) pour pousser un vélo dans ces horribles montées. Puis, on redescend chercher le deuxième. Fatigue, mais aussi un petit moment d’angoisse… 

Moi: « Dis, tu crois qu’il y a des tigres dans ce parc? » 

Patrice: « Non, je crois pas! » « ??? » 

Moi: « Les rangers qu’on croise en scooter nous auraient prévenu, non?! » 

« ??? » Grand moment de solitude. 

Pour la petite histoire, je suis quand même allée vérifier sur Wiki, et non il n’y en aurait plus… ouf… mais la prochaine fois, on essaiera d’être un peu plus curieux AVANT de traverser un parc national!

Petit 1, on lira mieux les tracés gps dorénavant.

Petit 2, on se renseignera mieux avant de traverser un parc national.

Et petit 3, pas la peine de croire ce que disent les panneaux, ils mettent ceux qu’ils ont en stock même si ce ne sont pas les bons! Notre gps a calculé des pourcentage jusqu’à 19,8% de pente! Aïe ça pique!

 

 

En sortant du parc national, on rencontre une charmante épicière et son mari au village de Pang Pong. Ils nous montreront un joli petit coin au bord d’une réserve d’eau où passer la nuit. L’occasion de voir un millepattes. On recevra des kilos de bananes et 2 énormes papayes, ainsi qu’une petite médaille qu’il fabrique et vend au marché de Chiang Mai. On est gâté, merci à eux!

 

 

On continue notre route en direction de Lampang.

Visite d’un Temple qui est en fête. On a été reçu comme des rois. Ce jour-là, tout le monde viendra nous apporter à manger et à boire, on nous accueille à bras ouverts. La nourriture est offerte à tous, y compris à nous, simples visiteurs d’un jour.

 

Finalement, On décidera de prendre le train depuis Lampang jusqu’à Pithsanulok pour passer ces dernières montagnes qui ont l'air aussi difficiles que les précédentes...

On passe à la gare pour voir si nous pouvons prendre le train le lendemain. Pas de souci nous dit le type au guichet. Il nous explique que nous devrons acheter nous billets pour les vélos demain matin à un autre guichet, celui des bagages. Pour être certaine, je passe à ce guichet pour avoir confirmation que nous pourrons mettre nos vélo dans le train. Pas de soucis nous dit la dame des bagages. Cool! On va pouvoir passer ce reste de montagnes en train. Le lendemain, on se dirige à la gare. Billets en poche il ne nous reste plus qu’à prendre ceux des vélos. Et là, mauvaise nouvelle… La même dame qu'hier nous dit que nos vélos sont trop grands! On est démoralisé, et elle le voit bien. Elle appelle ses collègues, tout le monde regarde les vélos sous toutes leurs coutures. Un voyageur à vélo thaïlandais qui prend le même train rejoint la discussion pour nous aider. Le train arrive, et on comprend qu’il doivent argumenté auprès du contrôleur du train, on y comprend rien évidemment, mais on lit le questionnement sur leurs visages. Finalement, ils essaient de les passer par la fenêtre et ça passe. Du coup, c’est la course, vite charger les deux vélos dans un des wagons de tête et nous on file 2 wagons plus loin avec toutes nos sacoches. Ouf, on est tous dedans et rien n’est resté sur le quai! C’est parti pour plus de 5 heures de train. On en profite pour faire l’école et admirer le paysage. 

 

A notre arrivée à Phitsanulok, c’est la course, il faut sortir toutes les sacoches et aller 2 wagons plus loin chercher les vélos. Patrice se charge des vélos et moi des enfants et des sacoches. Heureusement, il y a plein de monde dans le train pour nous aider à passer les valises par les fenêtres. C’est comme ça ici, les gens sont très serviables. Mille mercis!

 

Sukhothai, première capitale du Royaume du Siam fondée en 1238, et ses magnifiques ruines. Nous y avons passé un merveilleux moment. C'est splendide! 

 

On continue notre descente en direction de Lopburi. Les enfants se réjouissent à idée de voir des singes en ville!

Mais on va vite déchanter. Le spectacle est bien triste. Des singes nourris aux bouteilles de lait et autres bonbons en tout genre qu’on essaiera de nous vendre avec insistance. beaucoup sont blessés ou ont des maladies de peau. Des immeubles alentours abandonnés tant l’endroit est envahi par des singes qui ont tous les droits. Les enfants sont déçus et tristes, ils se réjouissaient tant mais pas pour voir ça. Ils se questionnent. Ici, les singes sont vénérés, mais est-ce que ça veut dire respectés? 

 

 

On fera malheureusement la même expérience en arrivant à Ayutthaya où notre chemin nous fera passer à côté d’une ferme d’éléphants. Des éléphants enchaînés que les gens viennent nourrir. Des éléphants aux oreilles abîmées, à la peau marquée. Des éléphants qui sont quotidiennement emmenés dans le centre ville pour une balade touristique. On n’adhère pas.

 

Mais Ayutthaya c’est aussi et surtout une ancienne cité du Royaume du Siam construite juste après Sukhothai, en 1350. Et nous sommes là pour ça, pour voir ses magnifiques vestiges. Et tout comme à Sukhothai, on en prendra plein les yeux. 

 

 

à bientôt pour la suite de notre aventure...


Écrire commentaire

Commentaires: 0